Un collectif appelle les françaises à arrêter de travailler le 7 novembre à 16h34 !

les-glorieusesLe collectif Les Glorieuses, newsletter de l’actualité féministe et des droits des femmes propose aux françaises de s’arrêter de travailler ce 7 Novembre à 16h34, moment symbolique où elles commencent à travailler bénévolement jusqu’à la fin de l’année 2016.

En effet, les inégalités salariales entre femmes et hommes en France se chiffrent aujourd’hui à 15,1 % (en équivalent temps plein) selon Eurostat. A partir du 7 novembre à 16h35, les françaises travailleront donc « bénévolement », en comparaison avec leurs homologues masculins.

Si cet appel se veut une prise de conscience médiatique pour alerter sur ces inégalités de salaires, il est également critiqué, en raison notamment de sa mise en place expéditive ! Il fait en effet suite à une initiative Islandaise récente : les travailleuses du pays s

e sont en effet mises en grève le 24 octobre dernier pour manifester contre les écarts de salaires (et ce, 40 ans jour pour jour après une grève historique, suivie par 9 islandaises sur 10). L’appel des Glorieuses a été lancé quelques jours après le mouvement islandais et manque donc, selon certaines critiques, de préparation. Les grandes organisations syndicales françaises ne se sont, par exemple, pas joint officiellement au mouvement, et aucun appel officiel à la grève n’a été lancé.

Pour certain-e-s également, ce mouvement ne touche qu’une partie des travailleuses françaises, plutôt celles possédant une certaine stabilité professionnelle : sans préavis de grève, un abandon de poste peut être vu comme un motif de licenciement et sans cai

sse de grève de nombreuses professionnelles ne peuvent se permettre de quitter leur poste. Quid également des chômeuses, ou des agentes d’entretien, par exemple, travaillant à des horaires « atypiques » ?

Malgré ces réserves, cet appel pourra toutefois permettre de visibiliser le travail féminin : que ce passerait-il en effet si toutes les travailleuses françaises s’arrêtaient de travailler, ne serais ce qu’une journée ? Représentant 48 % de la population active et présentes dans tous les corps de métiers, malgré une mixité souvent difficile, leur absence pourrait faire prendre conscience de manière drastique de toutes les inégalités qu’elles subissent encore aujourd’hui, dans le monde professionnel, mais pas seulement.

Notez également que, s’il ne vous est pas possible de quitter votre poste, ne serait-ce que pour quelques minutes à 16h34 aujourd’hui, vous pouvez toujours manifester votre soutien via les réseaux sociaux, ou en signant le manifeste du collectif « Les travailleuses de France veulent l’égalité salariale ! ».

Pour plus d’information, consultez : http://lesglorieuses.fr/egalite-salaires/.