Portrait 23 : Dans l’Yonne, à Auxerre, Mickaël Pascault, agent d’accueil

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Crédit photo : FETE

Parce que la mixité ça va dans les deux sens et que des métiers encore très féminisés devraient plus s’ouvrir aux hommes, Mickaël Pascault a accepté d’être photographié pour l’exposition de FETE « Des métiers sous l’angle de la mixité », et nous l’avons interviewé pour parler de son métier d’agent d’accueil.

Mickaël, pouvez-vous nous raconter votre parcours ?

J’ai été cuisinier pendant 10 ans, puis ai dû me reconvertir suite à un accident de la circulation.

A 29 ans j’ai donc repris mes études, ai passé un BTS Notariat au lycée Saint-Joseph d’Auxerre, puis la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne m’a donné ma chance puisque j’y ai été embauché il y a 9 mois.

En quoi consiste votre métier d’agent d’accueil ?

Pour l’essentiel il s’agit d’accueil physique et téléphonique. J’apporte les premiers renseignements aux clients en matière de création d’entreprise, de formalités et d’apprentissage.

Je fais 1/3 de téléphone, 1/3 d’accueil physique et 1/3 d’administratif/informatique.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce métier ?

C’est un métier très diversifié ou la veille informationnelle est indispensable, par exemple par rapport aux lois concernant la création d’entreprise, l’apprentissage… Il faut savoir s’adapter à des publics variés.

Comment êtes-vous considéré en tant qu’homme dans ce métier ?

Nous sommes toujours deux à l’accueil avec ma collègue, donc les gens ont le choix de s’adresser soit à un homme soit à une femme. Et c’est assez partagé. J’ai remarqué que face à un homme le public se permet moins de choses. Quant à mes collègues, elles me disent qu’elles se sentent plus en sécurité.

Ne regrettez-vous pas trop votre ancien métier de cuisinier ?

C’est très différent mais j’aime beaucoup ce que je fais aujourd’hui, et je peux toujours poursuivre ma passion pour la cuisine à la maison !

Que pourriez-vous répondre à celles/ceux qui disent qu’agent d’accueil est un métier de femme ?

Qu’il ne faut pas avoir d’a priori sur les métiers, et que tout devient possible avec de la volonté.