Portrait 22 : Dans l’Yonne, à Auxerre, Sophie Dumas, Gendarme

Gendarme 3 Sophie

Crédit photo : FETE

Sophie Dumas est intervenante au Carrefour des Carrières au Féminin de l’Yonne depuis plusieurs années, et a accepté d’être photographiée pour l’exposition de FETE « Des métiers sous l’angle de la mixité ». Nous l’avons interviewée pour parler de son métier de gendarme.

Sophie, expliquez-nous comment êtes vous devenue Gendarme ? Etait-ce une vocation ?                                                                       

Petite, j’aspirais à travailler auprès des chevaux. Au cours de mon année de terminale, une rencontre avec le père d’une de mes amies cavalières, commandant d’un groupement de gendarmerie, me faisait découvrir la possibilité de travailler avec les chevaux en Gendarmerie… Et me voilà candidate en Gendarmerie !

Après quelques mois de formation de Gendarme Adjoint Volontaire à Tulles, j’ai entamé une formation au centre d’Instruction de la Cavalerie de la Garde Républicaine, avant de rejoindre un Peloton d’Autoroute à la frontière Allemande. Ces quelques mois à assister et renforcer les Gendarmes dans leurs missions m’ont permis de trouver ma voie.

A 20 ans j’ai réussi le concours de Sous-Officier de la Gendarmerie puis incorporé l’école de Gendarmerie de Chaumont. Ma taille (1,67 m) ne m’a pas permis à l’issue de ma formation de sous-officier d’intégrer les rangs de la cavalerie, le recrutement se faisant à 1,70 m. J’ai ainsi rejoint l’effectif de la brigade de Vézelay où j’ai poursuivi ma formation durant deux années, dans le but de devenir Sous-Officier de carrière. Puis en 2007 j’ai intégré l’équipe du Centre Opérationnel de Gendarmerie de l’Yonne.

Quelles sont vos missions, que faites-vous exactement au Centre Opérationnel ?                                                       

Je suis opératrice du quart. Ma mission première est de gérer les appels entrants sur la ligne d’urgence de la Gendarmerie, le « 17 », de déclencher l’intervention des Gendarmes de terrain et de renseigner la hiérarchie. Je travaille en équipe et en coopération avec la Police (pour les villes d’Auxerre et de Sens), les douanes, le SAMU, les pompiers, le Parquet, la Préfecture, et tous les autres acteurs du département.

J’ai également des missions annexes. Je fais par exemple partie d’une équipe de cinq référents recruteurs chargés de l’établissement des candidatures de potentiels Gendarmes Adjoints Volontaires pour le Groupement de l’Yonne. Après leur avoir présenté la Gendarmerie, puis m’être entretenue avec eux individuellement, j’émets un avis quant à leur recrutement. Je suis également formateur expert pour la Base de Données de Sécurité Public, logiciel utilisé par l’ensemble des unités opérationnelles de la Gendarmerie ; j’apporte une formation complémentaire aux gendarmes de terrain. Enfin je suis référente alcoologie pour le département et informe ainsi les militaires sur les dangers de l’alcool.

Quels sont les avantages et les inconvénients du métier ?                                                                                                      

C’est un beau métier valorisant et aux services des autres, nécessitant, pour être efficace, cohésion entre militaires et coopération avec les différents services de l’état.

Plus qu’une carrière professionnelle, c’est un engagement personnel ! Maman d’un petit garçon de 10 ans et épouse d’un mari travaillant dans le civil, lui aussi en horaires atypiques, je dois faire preuve d’une organisation sans faille.

Le métier de Gendarme est très prenant, car nous devons avoir constamment une bonne condition physique et sportive. Logés en caserne, nous sommes soumis à des astreintes et travaillons en moyenne 50 h par semaine. En contrepartie de cette sujétion, nous bénéficions de 45 jours de permissions, ainsi que d’un salaire intéressant et évolutif.

Et les femmes dans la gendarmerie ?                                                                                                                                               

En Gendarmerie, les qualités des personnels masculins et celles des personnels féminins rendent ces militaires complémentaires dans l’accomplissement de leurs missions, et leur permet d’aborder les diverses problématiques, auxquelles ils sont confrontés, de différentes façons.

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Crédit photo : FETE