Portrait 19 : Dans la Nièvre, à Pouilly-sur-Loire, Céline ROBERT Chocolatière-Pâtissière

Dans le cadre de la Semaine de la Mixité des Formations et des Métiers dans la Nièvre, FETE est allée à la rencontre de professionnelles qui exercent des métiers encore peu féminisés.

Céline ROBERT, chocolatière-pâtissière

 

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Crédit photo : FETE

 

Céline, quel a été votre parcours de formation ?

J’ai obtenu un Baccalauréat comptabilité puis un BTS informatique. J’ai ensuite enseigné pendant trois ans dans des structures telles que le GRETA. Parallèlement à cela, depuis 1999, je donnais un coup de main pendant les vacances dans la biscuiterie créée par Christian LEISER, mon père, à Pouilly-sur-Loire, ce qui me plaisait beaucoup. En 2004, mon père a repris la « Maison Colin » de Nevers, artisan confiseur chocolatier, fabricant de plusieurs spécialités dont la « Nougatine de Nevers » et le « Pavé de la Route Bleue ». J’ai continué, tout en travaillant dans mon domaine de formation, à aider mon père. Et là j’ai eu le déclic et j’ai décidé de devenir chocolatière. A 25 ans, je suis partie me former sur Paris : j’ai obtenu un CAP chocolatier, puis j’ai ensuite repris l’entreprise en 2009.

Comment s’est passé votre formation à l’école ?

Ça s’est passé sans problèmes, il y avait 4 filles pour 8 garçons. Les garçons aimaient bien le côté féminin, la créativité…

Que faites-vous au quotidien ?

Le matin, je mets le chocolat à température pour faire mes chocolats dans la journée. Mon travail est très varié, je fais plein de choses différentes, c’est ce qui est intéressant dans le métier.

Quelles sont les périodes les plus intenses ?

De septembre à novembre pour la préparation des chocolats de Noël, de janvier à février pour Pâques et juillet août car c’est la période des vacances avec les touristes.

Quels sont les qualités, les prérequis à ce métier ?

Je dirais qu’il faut être minutieuse et faire preuve de créativité.

Quels sont les aspects les moins plaisants du métier ?

Il ne faut pas compter son temps … mais quand on est passionné, ce n’est pas un problème. Et puis, parfois il faut porter des gamelles de 15 kg : ça se fait.

Quel est l’aspect le plus intéressant ?

C’est un métier dans lequel on ne s’ennuie jamais.

Parlez-nous un peu de votre entreprise 

Il y a 5 salariés dont 4 hommes et 1 femme : 2 biscuitiers, 2 chocolatiers et une personne à l’emballage. Mes clients sont divers : les boulangeries, les pâtisseries, les clients qui viennent à la boutique, les grandes et moyennes surfaces et des chocolateries sur Paris et Nancy.

Nous fabriquons des biscuits, dont le « Craquant du Val de Loire » qui a été élu Meilleur Biscuit de France en 2002 et la « Craquette à la crème de cassis » qui a reçu le Ruban Bleu en 2003 au Salon « Intersuc » à Paris. Nous fabriquons également des chocolats et des bonbons dont la « Carabiquette », la « Nougatine de Nevers » et le « Pavé de la Route Bleue ». Des feuilletés apéritifs font également parti de nos produits.

Nous proposons des visites guidées d’une heure environ le matin.

C’est difficile de faire ce métier quand on est une femme ?

Non, pas plus difficile que lorsque l’on est un homme.