Les mathématiques, c’est aussi pour les filles

FETE poursuit son travail en partenariat avec des lycées qui souhaitent développer des actions autour de la thématique égalité et mixité professionnelles. Dans la Nièvre, c’est avec le lycée Raoul Follereau que ce travail a démarré en ce début d’année scolaire, dans le cadre d’une journée intitulée « Filles et maths : une équation lumineuse ».

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Crédit photo : FETE

Pourquoi cette journée ? Pour faire prendre conscience aux filles que les filières scientifiques dans le supérieur sont aussi une réelle opportunité pour elles, et qu’elles ont autant de potentiel de réussite que les garçons. Même si de plus en plus de filles choisissent la filière S, elles sont encore trop nombreuses à délaisser cette filière dans le supérieur. En effet, les filles représentent 46 % des élèves de la filière S, (avec un pourcentage qui diminue avec la part des mathématiques dans les options), mais elles ne sont plus que 29 % des étudiant.e.s des filières scientifiques et 22 % des élèves des écoles d’ingénieurs. Les stéréotypes, le manque de confiance en soi et d’ambition sont autant de facteurs qui contribuent à détourner les filles des sciences et surtout des mathématiques. Martin Adler, président d’Animath, explique qu’« en mathématiques, la notion de performance est plus présente qu’ailleurs » et elle provoque une peur paralysante, des ruminations de ses difficultés.

Véronique Chauveau, vice-présidente de l’association Femmes et mathématiques, a ouvert la journée, expliquant que ce temps était volontairement consacré aux filles, indépendamment des garçons, pour qu’elles puissent élargir leurs horizons professionnels sans stéréotype et prendre conscience de la variété de métiers possibles via une formation technique et/ou scientifique.

Catherine Labruyère Chazal, maître de conférence à l’Institut Mathématiques de Bourgogne, s’est efforcée de le démontrer  aux 144 élèves présentes (venues de 7 établissements) : les mathématiques sont partout et les cursus dans cette discipline offrent des perspectives professionnelles dans de nombreux secteurs tels que la pharmacie, l’automobile, la finance, les nouvelles technologies… car les entreprises ont besoin de personnes ayant de vraies compétences en mathématiques.

Pour apporter un aspect plus concret à ces discours, FETE avait convié des professionnelles – une géomaticienne, une technicienne BTP, une technicienne en métallurgie et deux ingénieures – qui ont pu, lors d’ateliers, présenter leur parcours, évoquer leur métier au quotidien, et surtout expliquer que leur formation scientifique/technique les a conduites vers un métier passion, où elles peuvent évoluer.

Et pour ce qui est de leur intégration dans une équipe à dominante masculine, elles sont toutes d’accord pour dire qu’elles se sont imposées par leurs compétences et leur rigueur.

La journée s’est achevée avec du théâtre forum, pour questionner l’image qu’ont les filles des sciences et surtout des mathématiques.

Thierry Mourot, l’enseignant qui a organisé la manifestation, souligne que cette journée est la seule de ce type organisée en Bourgogne : « J’aimerais pouvoir poursuivre et lui donner plus d’ampleur ». En projet donc, l’écriture d’une pièce de théâtre en partenariat avec FETE, avec des élèves qui suivent des cours de théâtre.