Les filles et les sciences : un avenir possible

 

Le lycée R. Follereau de Nevers s’attache chaque année, sous l’impulsion de Monsieur Mourot, professeur de physique-chimie, à mener des actions pour faire progresser la mixité professionnelle. Les stéréotypes de genre ont la vie dure et l’idée que les filles n’auraient pas les capacités de se former en sciences court toujours… 

 

Jeudi 11 novembre, plus de 110 filles de première S des lycées R.Follereau, J.Renard et A.Colas, ont participé à une journée aux multiples objectifs : élargir  leurs horizons professionnels, défaire certaines croyances et faire évoluer leurs représentations, les faire débattre et échanger, booster leur ambition.

Les trois marraines de la journée, enseignantes chercheuses à l’Université de Bourgogne ont ouvert la journée, rappelant non sans humour tout le chemin à parcourir encore pour les compétences des femmes ne soient plus remises en question. L’une d’elles a notamment cité le président de Harvard qui en 2003 disait : « La faible représentation des femmes dans les sciences est due à leurs moindres capacités innées dans ce domaine. », alors qu’on sait grâce à l’imagerie cérébrale  qu’il y a très peu de différence entre les sexes dans les régions impliquées dans l’apprentissage du langage et des mathématiques…

Tout au long de la matinée, les élèves ont pu découvrir des métiers grâce aux échanges avec les quelques 24 intervenantes : des professionnelles (une cheffe de laboratoire, une webdesigner, une docteure en génétique moléculaire,…), des étudiantes et apprenantes de l’Access Code School de Nevers, de CS2I et Digisup, et des conseillers d’orientation.

L’après-midi a laissé place au débat avec une représentation de théâtre forum par la compagnie icaunaise Exponens. Il s’agissait d’interpeller les jeunes filles sur la force des stéréotypes de genre  et de leur faire prendre conscience de la nécessité de s’en dégager pour ne pas faire un choix d’orientation par défaut. Quelques jeunes filles ont apporté leur témoignage et l’une d’elles expliquait : « J’ai annoncé à mon entourage que je souhaitais devenir chirurgienne et on m’a répondu qu’il s’agissait bien sûr de chirurgie esthétique… » La réflexion d’une élève résume bien l’un des messages clé à faire passer : « Il faut prendre sa vie en main, faire ses propres choix et ne pas se laisser influencer par les préjugés. ».