Les filles et les sciences, le lycée Raoul Follereau s’engage.

Dans le cadre des Plans Égalité de FETE (voir notre article ICI) et sous l’impulsion de M. Mourot, professeur de physique-chimie, un groupe d’élèves du lycée Raoul Follereau a participé à la réalisation d’une vidéo pour réaffirmer que les sciences c’est aussi pour les filles !

La vidéo est composée de témoignages de lycéennes, d’étudiantes, d’enseignant-e-s et de professionnelles qui balaient les stéréotypes afin d’inciter les filles à choisir la voie scientifique.

Encore faut-il oser ! Mais pour oser il faut avoir confiance en soi pour ne pas freiner ses ambitions et dépasser certaines appréhensions, légitimes. Car pour une fille, choisir une filière scientifique c’est accepter de se retrouver parfois au milieu d’une classe de garçons.

Vidéo les filles et les sciences

Aujourd’hui encore, les femmes sont moins nombreuses que les hommes à exercer des professions scientifiques et tout particulièrement celles de techniciennes et d’ingénieures.

Rappelons-le, cette désertion s’explique par des choix d’orientation sexués. En effet, à la fin de la seconde, 38 % des garçons entrant en première générale se dirigent vers la série S pour seulement 28% des filles (1). De plus, quand elles choisissent une filière scientifique, les filles optent pour les SVT, l’agronomie (42 %) ou la chimie (32 %). Les garçons quant à eux préfèrent les mathématiques, l’informatique ou la mécanique et s’orientent, par exemple, en masse, vers le génie civil (88 %) ou vers les technologies de la communication (88 %).*

Ce désintérêt des filles pour les sciences est largement alimenté par une idée reçue selon laquelle les garçons seraient naturellement plus doués pour le raisonnement mathématique. Les travaux de la neurobiologiste Catherine Vidal (N’oubliez pas de vous inscrire à sa conférence du 17 février 2015 !), démontrent que les différences observables entre les hommes et les femmes ne sont pas le produit d’un déterminisme biologique mais celui d’une construction sociale genrée. En d’autres termes, le cerveau n’a pas de sexe, et les filles sont autant capables que les garçons de réussir dans le domaine scientifique.

Pourtant cette croyance persistante n’est pas sans conséquence. Persuadées d’être moins compétentes, les filles manquent de confiance en elles et peinent toujours autant à s’engager dans la filière scientifique…

Regardez la vidéo en ligne :

* Source : Filles et garçons sur le chemin de l’égalité, Ministère de l’éducation nationale, 2014.