L’équipe de FETE formée sur la question des violences sexistes et sexuelles au travail

Le 10 juillet 2017, l’équipe des salariées de FETE et quelques bénévoles ont accueilli Laëtitia, salariée à l’AVFT et formatrice sur le thème des violences sexuelles au travail.

Formation AVFT, 10.07.2017L’AVFT, l’Association de lutte contre les Violences faites aux Femmes au Travail, est une association féministe indépendante qui existe depuis 1985. Sa première bataille fût d’obtenir une première loi pour définir le harcèlement sexuel, loi qui a finalement été votée en 1992. Elle est aujourd’hui spécialisée dans la dénonciation des discriminations sexistes et des violences sexistes et sexuelles au travail.

Elle offre gratuitement une permanence d’écoute, d’accueil, de soutien moral, et de conseils, notamment juridiques, aux personnes victimes de violences sexuelles, sexistes et de discriminations au travail. Elle intervient à leurs côtés (notamment auprès des employeurs, de l’inspection du travail, du parquet, de la police ou de la gendarmerie…) pour qu’elles soient rétablies dans leurs droits.

Après cette présentation de l’AVFT, la formation s’est ensuite poursuivie autour de nombreux questionnements.

Qu’est-ce que le harcèlement sexuel ? Comment est-il défini dans le code du travail ? Quelle différence y-a-t-il avec le code pénal ? Quelles sont les obligations des employeur.euse.s ? Les harceleurs ont-ils des stratégies pour rester impunis ? Quelles sont les véritables recours des victimes ? Le harcèlement sexuel peut-il venir avant ou après une situation de harcèlement moral ? Comment récolte-t-on des preuves ? Comment écouter la parole des victimes ? Est-il plus simple d’obtenir une condamnation aux Prud’hommes ou au pénal ?

Autour de ces discussions ont également été rappelés des chiffres significatifs sur le harcèlement sexuel dans le cadre du travail en France.

  • En 2014, 20 % des femmes actives disent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle.
  • Seulement 5 % des plaintes pour harcèlement sexuel dans le cadre du travail mènent à une condamnation pénale.

En 23 ans, la proportion de femmes actives s’estimant victimes de harcèlement sexuel n’a pas baissé : 19 % s’étaient déclarées victimes en 1991. Elles sont aujourd’hui 20 %, soit une femme sur cinq.

Le harcèlement sexuel a aussi de nombreuses conséquences sur la vie familiale, la santé et l’emploi des victimes.  

conséquences harcèlement

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