FETE à la rencontre de Coralie Makarof, lycéenne en Bac Pro Logistique

Coralie MakarofFETE a rencontré Coralie Makarof, lycéenne qui a choisi une formation en logistique, domaine encore peu féminisé.

Bonjour Coralie, pouvez-vous nous expliquer ce qu’est une formation en logistique ?

C’est très simple ! Il s’agit d’apprendre à exercer les activités qui se trouvent sur une plateforme logistique. Ces activités sont nombreuses et diversifiées. Cela va de la réception de marchandises, à la préparation des commandes en passant par la mise en stock.

Très concrètement, sur quel(s) métier(s) cette formation débouche-t-elle ?

Cela va dépendre du niveau d’étude. Avec un Bac Pro, souvent ce sont des postes de magasinier-ère cariste et, avec un BTS, il est possible de devenir responsable de plateforme logistique.

Vous êtes la seule fille de votre classe ? Comment cela se passe-t-il ?

Oui, et ça se passe bien ! Je savais que j’allais être la seule fille avant d’entrer et je n’ai pas eu d’appréhension particulière. Au début, les garçons étaient un peu amusés puis c’est passé. Mais il n’y a pas eu de moqueries de leur part.

Comment vos parents ont-ils réagi face à votre choix de formation ?

Bien, notamment parce que c’est une formation qui offre des débouchés.

Et votre entourage, vos amis ?

Ce sont des personnes ouvertes qui n’ont pas été surprises et qui ne m’ont pas découragée non plus.

Est-ce que vous rencontrez des difficultés ?

Non, ça se passe très bien ; en stage aussi, les employeurs sont satisfaits de mon travail. C’est un métier qui n’est pas plus difficile qu’un autre et tous, hommes et femmes peuvent l’exercer.

Certains évoquent le port de charges peu adapté aux femmes …

On travaille dans un environnement mécanisé et il y a des outils comme les chariots élévateurs. L’argument de la pénibilité n’est pas valable pour dire qu’une femme ne peut pas exercer ce métier.

Que répondez-vous à ceux qui considèrent que la logistique n’est pas un secteur d’activité pour les filles ?

C’est vraiment une croyance qu’il faut faire disparaître !

Avez-vous une crainte par rapport à votre arrivée sur le marché de l’emploi ?

Oui, un peu car certains employeurs ont encore des a priori sur les femmes dans ces métiers dits masculins. Mais une femme peut être aussi compétente qu’un homme, même parfois plus minutieuse donc fournir un travail de qualité.

Quel conseil donneriez-vous à une jeune fille attirée par cette formation mais qui hésite de peur de se retrouver seule fille parmi les garçons ?

Il faut savoir s’imposer dès le début et ignorer les garçons si parfois ils font des remarques ! Car de toute façon, quand ils prennent conscience que l’on s’en sort bien, ils changent d’attitude !